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« L’imitateur » jeudi 13 janvier 2011, Salle du Jeu du Mail, 20 h 45

2011-01-11

La soirée affiche « Complet »

Textes de Thomas Bernhard, mise en scène Patrick Abejean,  Cie « Les  Cyranoïaques » Traduction française de Jean Claude Hémery (L’Arche est agent théâtral du texte représenté)

Un partenariat entre le Service Culturel de la Ville de Pamiers, le TNT de Toulouse et l’AFTHA

« L’Imitateur » est un recueil de très brèves chroniques et faits-divers glanés ou inventés par Thomas Bernhard, grand auteur autrichien, décédé en  1989.

Dans ses romans et le théâtre surtout, Bernhard joue de toute une palette de comiques. S’il y développe avec truculence sa verve satirique meurtrière à la Swift ou à la Kraus, il ne se prive pas non plus d’un de ses passe-temps favoris, l’humour. Un humour noir, très noir. Un rire qui ne naît que de notre trop humaine et mortelle condition, de l’absurde et du fiasco. Comme il se doit, ce rire délaisse la moquerie. C’est un retour à soi et une ouverture à l’autre.

Écrivain et dramaturge au style singulier, misanthrope, vivant une relation d’amour et de haine avec sa patrie, Thomas Bernhard (1931 – 1989) est un des auteurs les plus importants de la littérature germanique d’après-guerre. Il laisse derrière lui des centaines d’articles, plusieurs textes autobiographiques, 5 recueils de poésie, 23 grands textes en prose et nouvelles et 18 pièces de Théâtre.

Son écriture est marquée à jamais par son enfance et sa jeunesse dans une Autriche au temps du nazisme triomphant. Atteint de tuberculose, il  est soigné en sanatorium, expérience qu’il inscrira dans sa production littéraire. Après des études de musique et d’art dramatique, il reçoit pour son premier roman «Gel’» de nombreux prix et une reconnaissance internationale.

C’est avec «Heldenplatz», son ultime pièce, que Thomas Bernhard s’attirera le plus d’ennuis, dénonçant une fois encore les vieux démons de son pays : l’hypocrisie et le fanatisme d’une société toujours aux prises avec le national-socialisme. L’écrivain meurt trois mois après la première. Dans son testament, il interdira toute représentation de ses pièces de théâtre dans son pays natal.

L’auteur pointe dans un humour caustique et noir les travers de la société autrichienne, et plus universellement  les faiblesses et l’absurdité de notre condition humaine, amenée au fiasco.  Mais ce constat ne se place pas du coté du tragique. Thomas Bernhard écrivait : « Je ne suis, je le sais, sorti d’aucun conte de fées et je n’entrerais dans aucun conte de fées, voilà déjà un progrès et voilà déjà une différence entre hier et aujourd’hui. »

La compagnie « Les Cyranoïaques », toujours à la recherche de nouveaux rapports avec le public,  se déploie dans une mise en scène surprenante. Un bar, des serveurs et serveuses, une estrade, un orchestre, des tables autour desquelles s’installe le public, devant des poste de télévision. A l’écran apparaissent le journaliste et des personnages divers qui disent, susurrent, profèrent, chantent des brèves de Thomas Bernhard. Le vraisemblable et invraisemblable, à peine croyable et évidemment croyable  se mêlent … et se mêlent  rire, angoisse, étonnement, malaise  … et tout au long la musique, qui ne s’arrête jamais.

Renseignements et réservations : Service Culturel 05 61 60 95 71 – Office de Tourisme 05 61 67 52 52

Tarif : 15 € / 12 €

One Comment leave one →
  1. Pat permalink
    2011-02-04 14:26

    Je ne connaissais pas Thomas Bernhard. Hormis quelques échanges entre le metteur en scène et des auditeurs férus de l’auteur, la soirée lecture organisée à la médiathèque de Pamiers avant la représentation de l’Imitateur m’avait laissée empreinte d’un ennui profond et d’un doute sur l’intérêt à consacrer une de mes précieuses soirées pour la pièce l’Imitateur.
    Je déteste les premières impressions. J’ai bien raison.
    Drôle de bonhomme certainement que ce Thomas Bernhard, avec ses drôles de sentences, son humour noir, sa causticité et son air de ne pas y toucher. Je suis restée l’oreille aux aguets pendant toute la représentation, bousculée par la mise en scène, assise, debout, ne sachant quel comédien écouter, échangeant avec d’autres membres du public, cela fusait de toute part, il fallait saisir le texte au bond et tant mieux.
    Un texte en mouvement, pétillant, qui m’a fait rire et frémir en même temps, du chaud, du froid, et un petit air de « vous en reprendrez bien encore un petit pour la route » ….
    Qu’ai-je vu, qu’ai je entendu, qu’ai-je retenu ? Je ne sais pas. Je sais que je suis sortie réjouie de cette soirée là, que j’aurais certainement détesté ingurgiter du Thomas Bernhard comme cela avait été le cas à la soirée lecture de la médiathèque. J’ai aimé cette proximité avec les comédiens, cette ruse de mise en scène pour nous maintenir en permanence éveillés, sans prétention, une ambiance un peu semblable à celle qu’on pourrait trouver dans une brasserie bondée un soir de match, ou tous et tout se mêlent et ou on se sent mal et bien à la fois.
    Garçon ! Remettez-moi ça, que j’y goûte encore !!!!!

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