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« Les fourberies de Scapin », jeudi 21 avril 2011, Salle du Jeu du Mail, 20 h 45

2011-04-01

Une proposition de Jean Sclavis,  de la pièce de Molière

Par la Compagnie Emilie Valantin

Proposé par le Service Culturel de Pamiers en partenariat avec le TNT à Toulouse et l’AFTHA

Emilie Valantin est une grande dame des marionnettes. Née en 1940, elle est connue au niveau international

par un long parcours riche de collaborations avec des comédiens talentueux et convaincus, elle est initiatrice d’ateliers et de recherches, et surtout elle crée des marionnettes étonnantes.

Ce soir, elle signe la scénographie et les marionnettes pour un spectacle interprété en solo par Jean Sclavis.

« Un classique, c’est toujours vrai … » disait Peter Sellars, un autre grand homme du Théâtre. « Quand on est empêtré dans une crise, c’est vers eux qu’on se tourne pour trouver un équivalent aussi profond … ils me font penser à cette petite boîte rouge vitrée, fixée au mur où on peut lire: ‘Briser en cas d’urgence’ … »

Oui, et un classique permet toujours une lecture à plusieurs degrés, des mises en perspectives inépuisables, en fonction de la génération à laquelle on appartient et de l’époque où l’on vit.

Le Scapin de ce spectacle est un grand manipulateur, le seul « humain » sur scène, qui donne vie à huit personnages de la pièce, tous des – grands, 1,30 m – marionnettes, en costumes élaborés du XVIIe, reliés par un système de poulies. C’est une prouesse technique, mais aussi une prouesse d’un seul acteur roublard, malicieux, désinvolte et révolté à souhait, offrant à chacun de ces poupées un accent, une voix, une démarche différente.  C’est fascinant, car on oublie, tant les équilibres sont gracieux, qu’il s’agit des ‘acteurs’ en fer et en tissus …

Mais c’est aussi un Scapin au service des autres – ces marionnettes – , et un Scapin immensément seul. L’innocence et insolence, l’autodérision et le  pathétique se reflètent en miroirs. La mise en scène ne cherche pas la  reconstitution historique ni la ré-actualisation du texte, mais une évocation de l’imaginaire.  C’est joyeux, précis, drôle – mais aussi acide, lorsque le malicieux valet  tire avec brio les ficelles de ses partenaires, engourdis dans leur sottise et naïveté. C’est une « farce » savante, au sens culinaire du terme : un mélange d’aliments et d’éléments, de fraîcheur et de poésie, de vivacité et de mordant. Une très belle re-prise d’un des grands textes classiques du répertoire française (le texte est ici légèrement coupé; durée de la pièce: 1 h 20).

Un échange avec l’acteur Jean Sclavis est prévu à la fin du spectacle.

Un spectacle pour tout public à partir de 12 ans

Réservations: Service Culturel 05 61 60 95 71

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